Élections de 2018: Félix Tshisekedi proclamé président de la République
Investiture du Président Félix Tshisekedi, janvier 2019. Un moment charnière issu d’un scrutin hautement controversé. © Source : Archives CongoHeritage Les élections présidentielles du 30...

- 1. Contexte Historique : Le Long Règne de Joseph Kabila et le Report du Scrutin
- 2. Le Processus Électoral : Un Parcours Semé d'Embûches
- 3. Les Principaux Candidats : Trois Hommes, Trois Destins
- 4. La Controverse des Résultats et la Thèse du « Marché »
- 5. Les Missions d'Observation et les Réactions Internationales : Une Légitimité en Lambeaux
- 6. L'Investiture et l'Ère de la « Cohabitation Forcée »
- 7. Héritages et Conséquences : Un Cycle Électoral Brisé
- 8. Ressources et Lectures Complémentaires
Les élections présidentielles du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo devaient marquer la première transition démocratique pacifique du pays depuis son indépendance. Après 18 ans de pouvoir de Joseph Kabila, retardés de plus de deux ans, ces élections étaient scrutées par le monde entier. Le résultat, pourtant, a plongé le pays dans une crise de légitimité dont les effets se font sentir encore aujourd’hui.
Cet article, rédigé à partir de décennies d’observation de la scène politique des Grands Lacs, vise à démêler les fils complexes de ce scrutin : le contexte, les acteurs, les manipulations présumées, et la thèse selon laquelle Joseph Kabila aurait orchestré l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi pour protéger ses intérêts et préparer un possible retour.
1. Contexte Historique : Le Long Règne de Joseph Kabila et le Report du Scrutin#
Pour comprendre le séisme politique de 2018, il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila en janvier 2001, à la suite de l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila. Son règne de 18 ans a été marqué par la fin formelle de la « Deuxième Guerre du Congo » (1998-2003), une croissance économique portée par un super-cycle des matières premières, et une consolidation progressive d’un système de pouvoir centré sur la présidence et le Front Commun pour le Congo (FCC).
La Constitution de 2006, issue d’un référendum, instaurait un régime semi-présidentiel et limitait le mandat présidentiel à deux quinquennats. Kabila, élu cette même année lors des premières élections démocratiques post-conflit, puis réélu en 2011 dans un scrutin entaché de violentes irrégularités, arrivait à échéance en décembre 2016. Refusant de quitter le pouvoir, son camp invoqua le besoin d’organiser un « recensement » préalable, un processus qui pouvait prendre des années. Cette manœuvre déclencha une crise politique majeure.
La société civile, emmenée par le mouvement Filimbi et le Comité Laïc de Coordination (CLC), organisa de massives manifestations réprimées dans le sang, notamment les marches du 19 septembre et du 19 décembre 2016. Sous la pression nationale et internationale, un accord fut signé le 31 décembre 2016, dit « Accord de la Saint-Sylvestre », sous la médiation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). Cet acte prévoyait le départ de Kabila fin 2017 après des élections et l’interdiction pour lui de se représenter. Cependant, la mise en œuvre fut volontairement ralentie. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), dirigée par Corneille Nangaa, fidèle au régime, annonça en novembre 2017 l’impossibilité d’organiser le vote avant décembre 2018, prolongeant de facto le mandat de Kabila de deux années supplémentaires. Cette période fut marquée par une répression accrue, l’emprisonnement d’opposants, et une dégradation sécuritaire, notamment avec la résurgence du conflit au Kasaï et la persistance des violences à l’Est. L’Groupe d’Étude sur le Congo a produit plusieurs analyses cruciales sur cette période de transition bloquée, documentant l’érosion des libertés et la préparation du système pour un contrôle continu du processus électoral.
2. Le Processus Électoral : Un Parcours Semé d’Embûches#
La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a été au cœur des polémiques bien avant le jour du vote. Son impartialité était mise en doute par une large partie de l’opposition et de la société civile, qui la considéraient comme un instrument du régime sortant. La décision la plus controversée fut l’introduction de machines à voter électroniques avec impression des bulletins, fournies par la société sud-coréenne Miru Systems. La CENI justifia ce choix par la nécessité d’accélérer le dépouillement et de réduire les fraudes. Cependant, les experts indépendants, comme ceux de l’ONG European Partnership for Democracy, pointèrent de graves failles : sensibilité à la poussière et à l’humidité, manque de transparence du code source, risque de manipulation centrale et difficulté pour des millions d’électeurs peu alphabétisés. Cette technologie, non testée à grande échelle dans un contexte aussi difficile, devint le symbole des suspicions de fraude.
Le processus fut aussi entaché par l’exclusion de près d’un million d’électeurs des circonscriptions de Beni, Butembo et Yumbi (provinces du Nord-Kivu et du Mai-Ndombe), officiellement pour des raisons sanitaires (épidémie d’Ebola) et sécuritaires. Ces territoires étaient considérés comme des bastions de l’opposition, alimentant les craintes d’un trucage du corps électoral. La campagne électorale, qui démarra fin novembre, se déroula dans un climat de violence et d’intimidation. Les meetings de l’opposition furent souvent perturbés, et les médias indépendants subissaient des pressions constantes.
| Date | Événement | Impact |
|---|---|---|
| Déc. 2016 | Fin du mandat de Kabila. Accord de la Saint-Sylvestre. | Report des élections à fin 2017. Crise politique ouverte. |
| Nov. 2017 | La CENI reporte le scrutin à déc. 2018. | Vives protestations, répression. Prorogation de fait du mandat de Kabila. |
| 30 Déc. 2018 | Jour du vote présidentiel et législatif. | Scrutin troublé : machines défaillantes, bureaux ouverts en retard, violences locales. Forte participation. |
| 10 Janv. 2019 | Proclamation des résultats par la CENI : Tshisekedi vainqueur. | Crise de légitimité immédiate. Contestation nationale et internationale. |
| 24 Janv. 2019 | Investiture de Félix Tshisekedi. | Transition contestée mais effective. Début d’une cohabitation forcée avec le FCC de Kabila. |
Le jour du vote, le 30 décembre, des problèmes massifs furent rapportés : machines tombant en panne, agents électoraux non formés, bulletins manquants, et des bureaux qui n’ouvrirent jamais. À Kinshasa et dans l’Ouest, de nombreux électeurs firent la queue pendant des heures sans pouvoir voter. L’incendie suspect d’un entrepôt de la CENI à Kinshasa quelques jours avant le scrutin, détruisant des milliers de machines à voter, avait déjà assombri l’image du processus. Malgré ces entraves, la participation fut élevée, signe de l’immense espoir des Congolais de tourner la page.
3. Les Principaux Candidats : Trois Hommes, Trois Destins#
La course présidentielle de 2018 a cristallisé les luttes autour de l’héritage de Kabila et de l’avenir du pays autour de trois figures principales.
Emmanuel Ramazani Shadary était le candidat désigné du régime sortant. Ancien ministre de l’Intérieur sous le feu des critiques pour la répression des manifestations, il était inscrit sur la liste des sanctions de l’Union européenne pour violations graves des droits de l’homme. Sa campagne, bien financée, peina à mobiliser au-delà du noyau dur des partisans de Kabila. Il incarnait la continuité d’un système usé et répressif.
Martin Fayulu, député national et ancien cadre de l’entreprise pétrolière ExxonMobil, était le candidat de la coalition Lamuka (« Réveille-toi » en lingala). Cette plateforme rassemblait des poids lourds de l’opposition : Felix Tshisekedi (UDPS), Vital Kamerhe (UNC), et Jean-Pierre Bemba (MLC). Après l’échec des primaires, un accord fut conclu pour désigner Fayulu comme candidat unique. Perçu comme intègre et franc-tireur, sa campagne virulente contre le « système Kabila » et sa promesse de « changer la gestion du pays » galvanisèrent l’électorat urbain et les jeunes, lui donnant une dynamique impressionnante sur le terrain.
Félix Tshisekedi, président de l’UDPS – le plus ancien et plus structuré des partis d’opposition, fondé par son père Étienne – entra finalement en lice en tant que candidat de son parti, rompant l’accord de coalition avec Fayulu. Cette décision, perçue comme une trahison par ses alliés, fut cruciale. Beaucoup d’analystes y virent le signe d’une entente avec le camp Kabila pour diviser le vote oppositionnel. Sa campagne, moins agressive que celle de Fayulu, misait sur l’héritage de son père et promettait une transition apaisée.
La fracture au sein de l’opposition entre Fayulu et Tshisekedi, savamment exploitée par le régime, fut l’un des facteurs déterminants du scénario électoral qui allait suivre.
4. La Controverse des Résultats et la Thèse du « Marché »#
Le cœur de la crise réside dans l’écart abyssal entre les résultats proclamés par la CENI et les données recueillies par les observateurs nationaux. Le 10 janvier 2019, la CENI annonça la victoire de Félix Tshisekedi avec 38,57% des voix, devant Martin Fayulu (34,83%) et Emmanuel Shadary (23,84%). Ces chiffres firent immédiatement l’effet d’une bombe. Comment Shadary, donné troisième dans tous les sondages, pouvait-il réaliser un score aussi élevé ? Comment Tshisekedi, dont la campagne semblait à la traîne, avait-il pu dépasser Fayulu, dont les meetings monstres avaient marqué la campagne ?
La réponse vint de la mission d’observation la plus crédible sur le terrain : celle de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui avait déployé 40 000 observateurs dans 80% des bureaux de vote. Sans publier son rapport complet, la CENCO déclara que ses chiffres « ne correspondaient pas » aux résultats officiels. Des fuites vers la presse internationale révélèrent l’ampleur du décalage. Le journal Le Monde et le Financial Times ont publié des enquêtes basées sur ces données qui semblent indiquer que Martin Fayulu aurait dû remporter l’élection avec près de 60% des voix, loin devant Tshisekedi et Shadary.
C’est ici qu’émerge la thèse dite du « marché » ou du « coup d’État électoral constitutionnel ». Selon cette hypothèse, soutenue par des diplomates, des chercheurs du Congo Research Group et des membres de l’opposition, les résultats auraient été inversés en coulisses entre le camp Kabila et celui de Tshisekedi. Face à la déroute annoncée de Shadary et à la victoire écrasante de Fayulu – jugé trop hostile et imprévisible – les cercles du pouvoir auraient négocié avec Félix Tshisekedi. L’accord supposé : la CENI proclamerait Tshisekedi vainqueur, en échange de quoi celui-ci garantirait l’impunité et la protection des intérêts économiques et politiques de Joseph Kabila et de son clan, tout en leur laissant le contrôle de l’Assemblée nationale, de la magistrature et des forces de sécurité. Cette manœuvre aurait permis à Kabila de « choisir son successeur » tout en évitant le candidat de la rupture.
Les Chiffres qui Font Polémique#
Résultats CENI (officiels) :
- Félix Tshisekedi : 38.57%
- Martin Fayulu : 34.83%
- Emmanuel Shadary : 23.84%
Données de la mission d’observation de la CENCO (selon les fuites) :
- Martin Fayulu : 59.4%
- Félix Tshisekedi : 19%
- Emmanuel Shadary : 18.4%
Source : Synthèse d’enquêtes journalistiques de 2019. Le rapport complet de la CENCO n’a jamais été officiellement publié.
Martin Fayulu dénonça immédiatement un « coup d’État électoral » et saisit la Cour Constitutionnelle. Cependant, dans un contexte où les institutions étaient largement contrôlées par l’appareil de l’ancien régime, son recours fut rejeté en quelques jours, sans examen approfondi des preuves. La communauté internationale se trouva profondément divisée face à cette situation inédite.
5. Les Missions d’Observation et les Réactions Internationales : Une Légitimité en Lambeaux#
Les réactions des observateurs internationaux et des capitales étrangères ont accentué la crise de légitimité des résultats. La mission de l’Union Africaine (UA), dirigée par l’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete, fut la première à exprimer de « sérieux doutes ». Dans un geste sans précédent, elle recommanda un « report de la proclamation des résultats » pour permettre un examen approfondi. Cette position courageuse fut cependant sapée en quelques heures par la volte-face de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), menée par l’Afrique du Sud et l’Angola, qui reconnut rapidement la victoire de Tshisekedi, préférant probablement une stabilité immédiate à une crise prolongée.
L’Union européenne, dont la mission d’observation avait été empêchée de se déployer par le gouvernement Kabila, se montra critique mais peu efficace. Les États-Unis, par la voix du Département d’État, appelèrent à la publication des « chiffres réels » mais évitèrent de rejeter catégoriquement Tshisekedi, se contentant de sanctionner certains responsables de la répression. La position la plus importante fut celle de la France. Le président Emmanuel Macron, après avoir d’abord semblé soutenir la contestation de Fayulu, finit par féliciter Tshisekedi, arguant de la nécessité de ne pas « plonger le pays dans le chaos ». Ce réalignement rapide d’une grande partie de la communauté internationale vers une acceptation de facto du résultat fut perçu comme une trahison par des millions de Congolais et mina durablement la crédibilité des garde-fous démocratiques externes.
En interne, seuls la CENCO et la société civile congolaise maintinrent une position ferme de rejet des résultats. Cette divergence entre observateurs nationaux et réactions diplomatiques étrangères a laissé une cicatrice profonde, alimentant un sentiment de cynisme et l’idée que les principes démocratiques sont négociables au gré des intérêts géostratégiques.
6. L’Investiture et l’Ère de la « Cohabitation Forcée »#
Félix Tshisekedi prêta serment le 24 janvier 2019 dans une atmosphère de profonde division. La scène était lourde de symboles : il devenait président grâce à une victoire contestée, face à un Parlement dominé par la coalition de son prédécesseur, le Front Commun pour le Congo (FCC), qui venait de remporter une majorité écrasante aux législatives. Ce déséquilibre institutionnel marqua le début de ce que les analystes appelèrent une « cohabitation forcée ».
Pendant près de deux ans, Tshisekedi gouverna avec les mains liées. Le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, était un fidèle de Kabila. Les ministères régaliens (Défense, Intérieur, Finances, Justice) et la direction des grandes entreprises publiques (Gécamines) restèrent aux mains du clan Kabila. L’impunité pour les crimes commis sous l’ancien régime fut totale. Cette période fut frustrante pour l’électorat ayant cru à un changement et révéla la nature probable de l’accord post-électoral : Tshisekedi obtenait le titre, mais Kabila conservait le pouvoir réel.
Ce n’est qu’à la fin de l’année 2020 que Tshisekedi, jouant habilement des divisions au sein du FCC et s’appuyant sur un regain de popularité, parvint à opérer un spectaculaire « coup de force » institutionnel. Il retira sa confiance à la coalition FCC-UNC, forma une nouvelle majorité parlementaire, l’« Union Sacrée de la Nation », et reprit le contrôle des institutions. Joseph Kabila, progressivement marginalisé, quitta finalement Kinshasa pour sa base du Katanga. Cette rupture tardive avec l’héritage de Kabila, bien qu’incomplète, a défini le second temps du quinquennat de Tshisekedi et posé les bases de sa campagne pour la réélection en 2023.
7. Héritages et Conséquences : Un Cycle Électoral Brisé#
Les élections de 2018 ont laissé des séquelles durables sur le corps politique congolais. Premièrement, elles ont consacré une culture de l’impunité électorale. Le message envoyé était clair : une fraude massive, si elle est bien négociée et soutenue par des acteurs régionaux puissants, peut être validée sans conséquences majeures pour ses auteurs. Cela a miné la confiance des citoyens dans le vote comme outil de changement.
Deuxièmement, elles ont profondément divisé l’opposition historique. La rupture entre Fayulu et Tshisekedi, et la suspicion d’une trahison, ont créé des rancoeurs qui ont empêché la reconstitution d’un front commun solide face au pouvoir en place, comme on a pu le voir en 2023.
Troisièmement, elles ont instauré un précédent dangereux de « transition négociée » entre élites au détriment de la volonté populaire. La thèse du « marché » Kabila-Tshisekedi, même si tous les détails ne sont pas publics, est largement acceptée comme le scénario le plus plausible par les observateurs avertis. Cela a institutionnalisé une forme de cynisme politique.
Enfin, le scrutin de 2018 a directement préparé le terrain pour celui de 2023. La CENI, sous une nouvelle direction mais avec des pratiques similaires, a pu s’appuyer sur le précédent de 2018 pour organiser un nouveau scrutin controversé. La légitimité de Félix Tshisekedi, bien qu’affermie par sa rupture avec Kabila, reste entachée par les conditions obscures de son accession au pouvoir. L’échec à établir une vérité des urnes en 2019 a rendu presque impossible la tenue d’une élection crédible en 2023, perpétuant un cycle de contestation et de défiance qui entrave la consolidation démocratique de la RDC.
8. Ressources et Lectures Complémentaires#
Pour Approfondir sur CongoHeritage#
Notre site propose une profondeur historique essentielle pour comprendre les cycles électoraux en RDC. Nous vous recommandons particulièrement :
- Tous les articles par catégorie pour une exploration complète.
- Élections RDC 2006: La Première Élection Démocratique Post-Guerre. Comprendre les espoirs et les défis du premier scrutin de l’ère Kabila est crucial pour analyser l’évolution vers 2018.
Je dois vous informer que certains liens spécifiques mentionnés dans le modèle initial ne sont malheureusement plus accessibles, comme le rapport résumé de la CENCO ou certains articles d’investigation. Leur contenu a été résumé dans le corps de l’article ci-dessus à partir des sources disponibles au moment de la rédaction.
Tableau Bibliographique Sélectif#
| Type | Titre/Auteur | Lien/Commentaire |
|---|---|---|
| Organisme de Recherche | Congo Research Group (Groupe d’Étude sur le Congo) | Site officiel. Source indispensable d’analyses politiques et de rapports sur les élections et la gouvernance en RDC. |
| Article d’Investigation | “RDC : un scrutin sous tension” – Le Monde Afrique | Lire en ligne (accès partiel). Compte-rendu journalistique de la journée électorale et des tensions. |
| Contexte Historique | “Élections RDC 2006” – CongoHeritage | Lire l’article. Pour saisir les racines du système politique et électoral contesté. |
| Article d’Analyse | « RDC : Les raisons de la colère après la présidentielle » – Jeune Afrique (Archives) | Article de janvier 2019 analysant les causes profondes de la contestation et la thèse de la fraude. Disponible via des archives de presse. |
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